Cas client : Bayer réduit ses coûts logistiques de récolte de 25 %.
Découvrez comment une réorganisation opérationnelle, rendue possible grâce aux équipements de convoyage Sautec, a transformé la logistique de collecte des récoltes du semencier Bayer.
En résumé.
Le client :
Bayer, acteur majeur de la production de semences.
Cette étude de cas concerne 3 sites (2 sites de collecte et une unité de production) répartis entre les départements de l’Ariège et de l’Aude.
Problématique :
Pendant une période de récolte de 5 à 8 semaines, Bayer achemine en flux continu et sans rupture d’importants volumes de maïs semences vers l’usine de production.
L’organisation logistique initiale de récolte repose sur l’utilisation de bennes céréalière à double fond séchant et de camions ampliroll, ce qui pour le client, génère une certaine complexité opérationnelle et des coûts logistiques élevés.
Solution :
Transition d’un modèle logistique qui repose sur l’utilisation de bennes double fond vers un modèle privilégiant les semi-remorques. Une évolution logistique rendue possible par la mise en place de nouveaux équipements de manutention : un décamionneur et deux trémies de réception.
Ces équipements simplifient et optimisent le transbordement des épis et des grains de maïs vers les semi-remorques.
Résultats obtenus :
- 25 % d’économie sur le coût de transport à la tonne.
- Réduction du parc de bennes de 300 à 60 unités.
- 240 000 € d’économie /an sur la location de bennes.
- Une logistique simple, flexible et reproductible.
- Une amélioration de la compétitivité globale de Bayer dans un contexte de forte concurrence régionale.
Le client : Bayer seeds SAS.
Acteur majeur de la production de semences de maïs et de colza, Bayer produit des semences dans toute l’Occitanie. L’activité de récolte du maïs est principalement organisée autour de trois sites répartis entre l’Ariège et l’Aude :
- L’unité de production de Trèbes (11) : point final de l’ensemble des flux de maïs (en grain et en épis).
- Le site logistique de Saverdun (09) : dédié principalement au transit du maïs grain pour le séchage et au transit du maïs en épis.
- Le site de Bram (11) : dédié au transit du maïs récolté en épis.
Contexte et enjeux logistiques.
« Pendant Pendant une période de récolte très courte, de 5 à 8 semaines, nous avons un afflux important de semences qu’il faut acheminer, en flux continu, vers l’unité de Trèbes. Les opérations doivent être parfaitement orchestrées afin de préserver la qualité des semences. »
Théo Lafond, Responsable des opérations | Bayer
Les récoltes proviennent d’une large partie de la région Occitanie, dans un rayon de plus de 130 km autour de l’usine. Environ 70 % du maïs est récolté en épis, les 30 % restants sont récoltés en grain. Cette répartition conditionne l’organisation logistique, les équipements nécessaires et les contraintes de notre client.

Les limites de l’organisation initiale.
Initialement, notre client manutentionne et transporte les épis et les grains de maïs dès la récolte à l’aide de bennes à double fond. Ces bennes sont directement acheminées vers l’unité de production lorsqu’il s’agit de maïs en épis ou transitent d’abord vers le séchoir de Saverdun lorsqu’il s’agit de maïs en grain.
En pleine récolte, c’est plus de 300 bennes qui circulent entre les champs, les zones de transit et l’unité industrielle.
Pour Bayer, ce modèle logistique présente plusieurs points de friction :
- Un coût de transport élevé : un camion polybennes transporte environ 20 tonnes de maïs par trajet contre 30 tonnes pour une semi-remorque. Pour un coût de transport presque identique, c’est 33 % de capacité perdue par trajet.
- Des manipulations multipliées : les nombreuses manutentions de bennes au champ et sur les sites augmentent les coûts et les risques d’accident.
- Un parc de bennes surdimensionné : les 300 bennes en circulation, dont certaines louées à environ 1 000 € /an, alourdissent les coûts fixes.
- Une organisation complexe et peu lisible, susceptible de générer des ruptures d’approvisionnement en période de forte activité.
La solution : passer au transport en semi-remorque.
L’objectif pour Bayer était donc de transformer son modèle logistique de récolte pour optimiser ses coûts. La solution retenue pour y arriver fut la suivante :
- Livrer toutes les récoltes d’épis de maïs à l’unité de production en semi-remorques à fond mouvant.
- Après séchage, transférer le grain stocké dans les bennes vers les semi-céréalières afin d’optimiser le flux logistique entre le séchoir de Saverdun et l’unité de production de Trèbes.

Maïs en épis : le chargement direct au champ.
Pour le maïs récolté en épis, le schéma logistique privilégié est de charger les récoltes dans les semi-remorques directement au champ. Pour cela, des transbordeurs à déversement latéral sont utilisés.
Une solution possible lorsque les semi-remorques peuvent s’approcher à moins d’un kilomètre du champ de récolte et qu’une zone adaptée est disponible pour réaliser le transbordement en sécurité.

Dans le cas contraire, la collecte est réalisée comme avant, en benne double fond. Le transfert des épis de maïs entre les bennes et les semi-remorques avec fond mouvant est alors réalisé grâce à une trémie de réception sur mesure, conçue et fabriquée par nos soins.

Maïs en grain : l’optimisation du flux après séchage.
Pour les récoltes du maïs en grain, la méthode de collecte des récoltes ne change pas. Elle est toujours réalisée grâce aux bennes double fond. Cependant, après séchage du grain, le contenu des bennes est transféré en semi-céréalière grâce à une sauterelle et un décamionneur Sautec. Ce mode opératoire permet d’optimiser le flux entre le séchoir de Saverdun et l’unité de production de Trèbes.


Les équipements Sautec au cœur du dispositif.
Pour accompagner ce changement de modèle opérationnel, Bayer nous a fait confiance pour la fourniture de plusieurs équipements de manutention.
Un décamionneur et une trémie de réception pour le site de Saverdun.
Sur ce site, toutes les récoltes de maïs en grain y transitent pour y être séchées. Le séchoir dispose d’une capacité de 12 bennes, avec une rotation sur 24 h, soit environ 100 tonnes par jour.
Après séchage, le maïs grain stocké dans des bennes est transvidé vers les semi-remorques grâce au décamionneur associé à une sauterelle.
La trémie de réception est quant à elle mobilisée pour les épis de maïs dans des cas bien spécifiques, notamment lorsque la météo est défavorable et qu’elle empêche le transbordement dans les champs. Dans ce cas de figure, l’utilisation de la trémie permet de maintenir les livraisons vers Trèbes grâce aux surplus des jours précédents.

« La trémie de réception n’a été utilisée que pour une centaine de bennes sur la campagne 2025, la météo ayant été favorable pour charger les épis directement au champ.«
Théo Lafond, Responsable des opérations | Bayer

Une trémie de réception pour le site de Bram.
Sur le site de Bram où transitent uniquement les récoltes d’épis de maïs, la contrainte principale est que dans cette zone, il n’y a qu’une seule machine de récolte dont la productivité ne permet pas d’alimenter l’unité de production de Trèbes en flux tendu. Les récoltes sont donc réalisées en benne pour constituer un « tampon d’avance ».
La trémie de réception permet alors de transférer les épis de maïs stockés dans les bennes vers les semi-remorques à fond mouvant, au rythme de la productivité de l’usine de Trèbes. Contrairement à Saverdun, la trémie de Bram est utilisée quotidiennement durant toute la période de récolte.
Zoom sur les trémies de réception fournies.
Les deux trémies de réception livrées ont été dimensionnées et fabriquées en accord avec le besoin et le contexte d’utilisation du client. Notre savoir-faire permet de réaliser des trémies entièrement sur mesure. Chaque trémie dispose d’une zone de réception d’une largeur de 3,5 m pour faciliter l’alignement et le déchargement des bennes agricoles avec les portes arrière ouvertes.



Les parois latérales sont suffisamment hautes pour contenir efficacement le flux d’épis de maïs pendant l’opération de déchargement. La longueur de la trémie de réception (2 m + 10 m soit 12 m) a été pensée pour optimiser le processus : les 2 premiers mètres sont dédiés à la réception des épis, tandis que les 10 suivants assurent le transfert et l’élévation grâce à un tapis en PVC U35 d’une largeur utile de 2 m, équipé de tasseaux métalliques.
D’autres fonctionnalités pratiques ont été ajoutées : montage sur roues pour faciliter les déplacements, rampe de déchargement pour l’une des trémies et portes latérales avec marchepied pour la supervision des opérations.
Caractéristiques techniques :
- Trémie de réception 2 m + 10 m
- Largeur de réception : 3,5 m
- Largeur du fond mouvant : 2 m
- Tapis PVC U21
- Longueur de réception : 2 m + 10 m
- Motoréducteur 9,2 kW avec système de réduction et entraînement par pignons et chaînes
- Armoire électrique complète avec composants de la marque Schneider
- Arrêt d’urgence sur l’armoire électrique et arrêts d’urgence déportés
- Dispositifs d’étanchéité arrière et latérale
Options choisies par le client :
- Variateur de fréquence
- Châssis avec roues pneumatiques
- Rampe de chargement
- Porte latérale arrière avec un marchepied

Résultats : une baisse des coûts logistiques, une meilleure efficacité et une plus grande compétitivité.
La nouvelle organisation logistique, avec l’aide des trémies et du décamionneur, a permis d’obtenir des résultats immédiats et concrets :
Réduction des coûts.
- 25 % d’économie sur le coût de transport à la tonne par rapport à l’organisation précédente.
- Une réduction du parc de bennes, de 300 à 60 unités, permettant une économie d’environ 240 000€ sur la location.
Gains opérationnels.
- Une meilleure flexibilité dans la gestion des flux et l’organisation des récoltes.
- L’élimination du risque d’arrêt des récoltes par manque de bennes disponibles.
- La réduction des manutentions de bennes et des risques associés.
- Une logistique simplifiée et plus lisible pour l’ensemble des équipes.
Impact stratégique.
Au-delà des gains opérationnels, ces évolutions logistiques renforcent la compétitivité globale de Bayer dans un contexte de forte concurrence régionale entre les établissements semenciers. L’optimisation des coûts et de l’efficacité technique permet d’améliorer la compétitivité de la zone de production et de conserver les contrats annuels pour les agriculteurs multiplicateurs de la région.
« Sautec a su adapter parfaitement ses solutions pour améliorer notre logistique. Leurs équipements sont simples, mobiles et faciles à mettre en place, ce qui nous a permis d’être rapidement opérationnels. Ce modèle logistique apparaît aujourd’hui comme performant, flexible et reproductible, susceptible d’inspirer d’autres acteurs semenciers.«
Théo Lafond, Responsable des opérations | Bayer